Aux aguets - John Galsworthy
Forsyte Saga (Tome 2)
Traduit de l'anglais par R. Pruvost
Le Livre de Poche - 1965
Douze années ont passé, depuis que Irène Forsyte a quitté son mari Soames, après la mort tragique de Philip Bosinney. La maison de Robin Hill a été achetée par le vieux Jolyon Forsyte et il y a fini ses jours, après avoir eu le bonheur de renouer avec son fils Jo. C'est lui qui y habite désormais avec ses deux enfants Jolly et Holly, maintenant que sa femme Helen est morte.
Jo est le seul Forsyte à avoir quelques rares contacts avec Irène, car il gère le leg que son père avait attribué à la jeune femme par testament. Aussi, lorsque Soames se met en tête de divorcer afin de se remarier avec Annette, une jeune française dont la mère tient un restaurant à Soho, c'est Jo qu'il charge de contacter Irène afin de savoir si elle a refait sa vie. En effet, la loi anglaise ne permet le divorce qu'en cas de faute de l'un des époux. Mais Irène vit solitaire et ne peut fournir aucun motif susceptible d'être retenu par un juge. Soames, qui souhaite plus que tout un fils, rend visite à Irène pour tenter de la convaincre. À son contact, sa passion se réveille. Toujours "propriétaire" dans l'âme, Soames ne peut renoncer à elle et insiste pour reprendre un semblant de vie commune, afin d'avoir le fils qu'il souhaite tant. Irène prend peur et se réfugie en France. Mais Soames, qui la fait suivre par une agence de détectives, retrouve sa trace.
L'intrigue peut sembler bien mince. Mais pour ma part, j'ai encore une fois apprécié le talent de John Galsworthy.
Cette histoire de divorces et d'amours contrariés s'inscrit parfaitement entre la fin du 19ème siècle et l'entrée dans le 20ème et exprime la difficulté de certains Forsyte à changer de siècle.
Même Soames a bien du mal à assumer ses contradictions. Alors qu'il envisage son propre divorce avec réticence, craignant le scandale et l'étalage de sa vie privée, il est le premier à inciter sa soeur Winifred à intenter une action contre son mari Monty Darty, qui a abandonné le domicile conjugal pour suivre une danseuse en Amérique du Sud en emportant les perles de sa femme !
La jeune génération s'affirme dans ce deuxième tome de la Saga. La guerre des Boers va donner l'occasion à plusieurs d'entre eux de se libérer des contraintes de la bonne société britannique, même si elle apporte également des souffrances pour certains.
Plus encore que dans "Le propriétaire", premier tome de cette Saga, le personnage de Soames Forsyte inspire des sentiments contraires. Son instinct de possession, sa rigidité, le harcèlement qu'il exerce sur Irène le rendent très antipathique. Mais la passion qu'il ressent toujours pour sa femme, son goût de la peinture, son désir d'avoir un fils, sa sollicitude pour ses parents âgés, son incompréhension des changements de la société, tout cela lui apporte une réelle humanité.
Jo, quant à lui, a quitté son statut de paria et l'âge semble le mener sur la voie de la sagesse. Mais son coeur peut encore s'enflammer, surtout s'il se trouve fragilisé par un évènement tragique..
Et bien sûr, je ne peux oublier Irène, figure lumineuse et énigmatique, qui suscite toujours autant de passion et d'admiration !
Cette relecture, dans le cadre de mon challenge 2010, a été un vrai plaisir et m'a permis de mettre fin une période de panne de lecture. J'ai bien envie de me plonger rapidement dans le tome 3, "A louer".
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mercredi 5 mai 2010
jeudi 29 avril 2010
Masse critique 8ème !
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La huitième édition de Masse Critique se prépare !
La huitième édition de Masse Critique se prépare !
Rendez-vous sur http://www.babelio.com/massecritique.php à partir du 5mai à 7h30 et choisissez un livre !
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dimanche 18 avril 2010
Arlington Park
Arlington Park - Rachel Cusk
Éditions de l'Olivier (2007) - Points Seuil (2008)
Traduit de l'anglais par Justine de Mazères
La pluie tombe sur Arlington Park, des trombes d'eau arrosent toute la nuit cette petite ville de la banlieue résidentielle londonienne.
Au fil des chapitres, nous suivons dans leurs occupations quotidiennes, Juliet, professeur dans le lycée de la ville, Louise, Christine, Amanda, Sally, Liz, Maisie, Stéphanie, Solly et Maggie.
Elles se croisent en ville, vont dîner les unes chez les autres, accompagnées de leurs maris ou se rencontrent simplement entre elles l'après-midi. Elles se rendent en groupe au centre commercial de la ville voisine. Elles s'interrogent sur leurs existences, confrontent leurs rêves de jeunesse et leurs frustrations de femmes adultes et de mères de famille.
Ni roman ni recueil de nouvelles, ce livre installe petit à petit une atmosphère pesante dans cette banlieue favorisée, parmi ces femmes perdues dans leur quotidien sans surprises, bien loin du glamour et de la fantaisie des Desperate Housewives, auxquelles on pense à tort à la lecture de la quatrième de couverture.
A lire seulement quand le moral est au beau fixe, sous peine de déprime assurée !
L'avis de Nicolas, et d'autres liens chez Blog-o-Book
Éditions de l'Olivier (2007) - Points Seuil (2008)
Traduit de l'anglais par Justine de Mazères
La pluie tombe sur Arlington Park, des trombes d'eau arrosent toute la nuit cette petite ville de la banlieue résidentielle londonienne.
Au fil des chapitres, nous suivons dans leurs occupations quotidiennes, Juliet, professeur dans le lycée de la ville, Louise, Christine, Amanda, Sally, Liz, Maisie, Stéphanie, Solly et Maggie.
Elles se croisent en ville, vont dîner les unes chez les autres, accompagnées de leurs maris ou se rencontrent simplement entre elles l'après-midi. Elles se rendent en groupe au centre commercial de la ville voisine. Elles s'interrogent sur leurs existences, confrontent leurs rêves de jeunesse et leurs frustrations de femmes adultes et de mères de famille.
Ni roman ni recueil de nouvelles, ce livre installe petit à petit une atmosphère pesante dans cette banlieue favorisée, parmi ces femmes perdues dans leur quotidien sans surprises, bien loin du glamour et de la fantaisie des Desperate Housewives, auxquelles on pense à tort à la lecture de la quatrième de couverture.
A lire seulement quand le moral est au beau fixe, sous peine de déprime assurée !
L'avis de Nicolas, et d'autres liens chez Blog-o-Book
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lundi 5 avril 2010
Premier abandon 2010 !
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En pleine panne de lecture, je reçois une offre de la part de Suzanne, de chez-les-filles.com, qui me propose un thriller mené tambour battant !Chouette, enfin un livre qui va me secouer et me sortir de ce marasme, d'autant que la présentation de l'éditeur est très prometteuse :
À trente-quatre ans, Jim Vilatzer a l’impression que sa vie s’enlise dans la médiocrité. Employé dans le modeste delicatessen que ses parents d’origine juive russe ont ouvert dans une banlieue de Chicago, célibataire depuis un échec sentimental douloureux, pris à la gorge par des dettes de jeu qui le mettent à la merci de redoutables créanciers, il rêve d’un changement de décor. Lorsque son meilleur ami lui offre l’opportunité de repartir à zéro en Russie, terre de ses ancêtres, son instinct de joueur de poker lui ordonne de franchir le pas. Du jour au lendemain, le jeune Américain s’installe à Moscou, où il est embauché par la Fondation de la Mémoire. Sa mission : interviewer des survivants du goulag afin de conserver leur témoignage pour les générations futures. Petit à petit il se familiarise avec une ville inhospitalière qui ne ménage pas ses habitants, loin de se douter qu’en tombant amoureux de la belle Kaisa et en prenant contact avec d’anciens prisonniers, il sera mêlé à un complot d’envergure planétaire, ce que le gouvernement russe et la CIA ne verront pas d’un bon œil. Et malgré lui, il sera manipulé par les services secrets de l’Ambassade des États-Unis pour les aider à retrouver les criminels de haut vol.
Quelques jours plus tard, arrive une enveloppe dans ma boîte aux lettres. J'en sors un livre dont la couverture est très belle et pleine de mystère :
La ville insoumise de Jon Fasman, publié aux éditions du Seuil, traduit de l'anglais par Madeleine Nasalik.
Malheureusement, je n'ai pas du tout réussi à entrer dans cette histoire, peinant à lire quelques pages chaque soir, jusqu'à la page 74 où j'ai jeté l'éponge !
L'avis de Lucie m'inciterait à reprendre cette lecture d'ici quelque temps.
En revanche, les billets recensés par Michel, qui a abandonné, lui aussi, sont pour la plupart peu motivants.
Je remercie tout de même Chez Les Filles et les éditions du Seuil pour cet envoi. Sans doute n'était-ce pas le bon moment pour moi...
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lundi 22 mars 2010
Si j'étais pohèteu
Boris Vian Si j'étais pohèteu - Marc Lapprand, Francois Roulmann
Découvertes Gallimard, n°544 (Avril 2009)
J'ai découvert Boris Vian grâce à la lecture de L'écume des jours, étudié en classe de seconde.
J'avais été émerveillée par l'univers fabriqué par l'auteur dans ce roman , par ses inventions loufoques et la grande tendresse qui émanait de cette histoire.
J'ai ensuite enchaîné avec tous ses autres livres, je crois, y compris les titres publiés sous le pseudonyme de Vernon Sullivan.
Plus tard j'ai découvert les autres facettes de ce touche-à-tout de génie, aux multiples talents et à la personnalité attachante et dérangeante à la fois.
C'est donc avec un grand plaisir et une certaine nostalgie que je me suis plongée dans cet ouvrage de la collection Découvertes Gallimard, que j'apprécie toujours autant. Dans le cas présent, cette collection me paraît tout à fait indiquée pour une première approche des différents aspects de l'oeuvre foisonnante de Boris Vian. Grâce à sa richesse iconographique et documentaire, elle fait partager au lecteur le bouillonnement de ces années d'après-guerre et l'inventivité de cet auteur plein de ressources.
Bien sûr, maintenant, je n'ai qu'une envie, c'est de relire Boris Vian. Y retrouverai-je la même fraîcheur et le même enthousiasme ?
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Découvertes Gallimard, n°544 (Avril 2009)
J'ai découvert Boris Vian grâce à la lecture de L'écume des jours, étudié en classe de seconde.
J'avais été émerveillée par l'univers fabriqué par l'auteur dans ce roman , par ses inventions loufoques et la grande tendresse qui émanait de cette histoire.
J'ai ensuite enchaîné avec tous ses autres livres, je crois, y compris les titres publiés sous le pseudonyme de Vernon Sullivan.
Plus tard j'ai découvert les autres facettes de ce touche-à-tout de génie, aux multiples talents et à la personnalité attachante et dérangeante à la fois.
C'est donc avec un grand plaisir et une certaine nostalgie que je me suis plongée dans cet ouvrage de la collection Découvertes Gallimard, que j'apprécie toujours autant. Dans le cas présent, cette collection me paraît tout à fait indiquée pour une première approche des différents aspects de l'oeuvre foisonnante de Boris Vian. Grâce à sa richesse iconographique et documentaire, elle fait partager au lecteur le bouillonnement de ces années d'après-guerre et l'inventivité de cet auteur plein de ressources.
Bien sûr, maintenant, je n'ai qu'une envie, c'est de relire Boris Vian. Y retrouverai-je la même fraîcheur et le même enthousiasme ?
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jeudi 4 mars 2010
Mma Ramotswe détective
Mma Ramotswe détective - Alexander McCall Smith
Éditions 10-18 (2003)
Traduit de l'anglais par Élisabeth Kern.
À la mort de son père, éleveur de bétail au Botswana, Precious Ramotswe a vendu le troupeau de vaches et utilisé l'argent obtenu pour ouvrir l' Agence N°1 des Dames Détectives. En tant que seule femme détective du pays, Mma Ramotswe acquiert petit à petit une certaine renommée, alors qu'elle doutait au début de la pérennité de son entreprise. Aidée de son assistante, Mma Makutsi, qui reste au bureau pour recevoir les clients, Mma Ramotswe parcourt le pays au volant de sa petite camionnette blanche et résoud plus ou moins facilement les enquêtes qui lui sont confiées.
Ce titre est le premier volume consacré à ce personnage de détective, créé par Alexandre McCall Smith, écrivain écossais né au Zimbabwe.
Au cours de ce roman plein de vie, l'auteur nous fait partager les péripéties de son héroïne, Mma Ramotswe qui a décidé de prendre son existence en main, après avoir subi les aléas d'un mauvais mariage avec un homme violent. Il raconte la vie du père de Precious, l'enfance de celle-ci et cette évocation est pleine de charme et d'émotion, même si les faits sont toujours traités légèrement, avec ironie et dérision.
Quant aux enquêtes de Mma Ramotswe, aucune prise de tête n'est à craindre ! Grâce à son bons sens et à son intuition, notre détective s'en sort avec brio, même si elle se trouve bien perplexe quelquefois à la première rencontre avec le client. Elle fait preuve d'une très grande humanité face aux différents délinquants qu'elle rencontre, montrant tantôt une indulgence bienveillante, tantôt une volonté implacable.
J'ai passé un très bon moment avec ce premier épisode, dans lequel, mine de rien, transparait un grand amour de l'auteur pour ces régions d'Afrique du Sud et pour leurs habitants, encore imprégnés des traditions locales.
D'autres avis chez Laura, Soie.
À consulter : La fiche du livre chez l'éditeur.
J'ai lu ce livre dans le cadre du challenge Safari littéraire de Typhania.
Éditions 10-18 (2003)
Traduit de l'anglais par Élisabeth Kern.
À la mort de son père, éleveur de bétail au Botswana, Precious Ramotswe a vendu le troupeau de vaches et utilisé l'argent obtenu pour ouvrir l' Agence N°1 des Dames Détectives. En tant que seule femme détective du pays, Mma Ramotswe acquiert petit à petit une certaine renommée, alors qu'elle doutait au début de la pérennité de son entreprise. Aidée de son assistante, Mma Makutsi, qui reste au bureau pour recevoir les clients, Mma Ramotswe parcourt le pays au volant de sa petite camionnette blanche et résoud plus ou moins facilement les enquêtes qui lui sont confiées.
Ce titre est le premier volume consacré à ce personnage de détective, créé par Alexandre McCall Smith, écrivain écossais né au Zimbabwe.
Au cours de ce roman plein de vie, l'auteur nous fait partager les péripéties de son héroïne, Mma Ramotswe qui a décidé de prendre son existence en main, après avoir subi les aléas d'un mauvais mariage avec un homme violent. Il raconte la vie du père de Precious, l'enfance de celle-ci et cette évocation est pleine de charme et d'émotion, même si les faits sont toujours traités légèrement, avec ironie et dérision.
Quant aux enquêtes de Mma Ramotswe, aucune prise de tête n'est à craindre ! Grâce à son bons sens et à son intuition, notre détective s'en sort avec brio, même si elle se trouve bien perplexe quelquefois à la première rencontre avec le client. Elle fait preuve d'une très grande humanité face aux différents délinquants qu'elle rencontre, montrant tantôt une indulgence bienveillante, tantôt une volonté implacable.
J'ai passé un très bon moment avec ce premier épisode, dans lequel, mine de rien, transparait un grand amour de l'auteur pour ces régions d'Afrique du Sud et pour leurs habitants, encore imprégnés des traditions locales.
D'autres avis chez Laura, Soie.
À consulter : La fiche du livre chez l'éditeur.
J'ai lu ce livre dans le cadre du challenge Safari littéraire de Typhania.
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Safari littéraire,
Un emprunt
jeudi 18 février 2010
Cranford
Cranford - Elizabeth Gaskell
Éditions de l'Herne (2009)
Traduit de l'anglais par Béatrice Vierne
La bourgade de Cranford est peuplée majoritairement de femmes seules, célibataires ou veuves, peu fortunées pour la plupart. Mais ces dames s'en arrangent, plus soucieuses des convenances que des apparences.
Leur habillement n'est pas assujetti à la mode : comme elles le disent elles-mêmes : "Qui se soucie de ce que nous portons, ici, à Cranford, où tout le monde nous connaît ? " Et si d'aventure, elles partent en voyage, leur raisonnement est tout aussi solide : "Qui se soucie de ce que nous portons, ici, où personne ne nous connaît ? " (page 8).
La narratrice est une jeune fille, dont le lecteur sait peu de choses. Mary a quitté Cranford et vit désormais avec son père dans la ville de Drumble, distante de vingt miles, mais elle vient souvent rendre visite aux demoiselles Jenkyns, qui l'accueillent pendant plusieurs mois d'affilée. Et c'est par sa voix que le lecteur suit les multiples péripéties qui agitent ce petit monde au fil du temps : les visites, les nouveaux arrivants, les démêlés de ces dames avec leurs domestiques, et d'autres aventures, burlesques ou plus émouvantes.
Éditions de l'Herne (2009)
Traduit de l'anglais par Béatrice Vierne
La bourgade de Cranford est peuplée majoritairement de femmes seules, célibataires ou veuves, peu fortunées pour la plupart. Mais ces dames s'en arrangent, plus soucieuses des convenances que des apparences.
Leur habillement n'est pas assujetti à la mode : comme elles le disent elles-mêmes : "Qui se soucie de ce que nous portons, ici, à Cranford, où tout le monde nous connaît ? " Et si d'aventure, elles partent en voyage, leur raisonnement est tout aussi solide : "Qui se soucie de ce que nous portons, ici, où personne ne nous connaît ? " (page 8).
La narratrice est une jeune fille, dont le lecteur sait peu de choses. Mary a quitté Cranford et vit désormais avec son père dans la ville de Drumble, distante de vingt miles, mais elle vient souvent rendre visite aux demoiselles Jenkyns, qui l'accueillent pendant plusieurs mois d'affilée. Et c'est par sa voix que le lecteur suit les multiples péripéties qui agitent ce petit monde au fil du temps : les visites, les nouveaux arrivants, les démêlés de ces dames avec leurs domestiques, et d'autres aventures, burlesques ou plus émouvantes.
Je me suis plongée avec délices dans ces petites chroniques de la vie quotidienne de ces dames de Cranford. L'émotion est souvent là, par exemple lorsque Miss Matty trie ses vieilles lettres et, après une ultime lecture, décide de les détruire par discrétion. J'ai ressenti une grande tendresse pour ces femmes, pleines de manies à la limite du ridicule et soumises aux préjugés et au poids des convenances. Mais il ressort beaucoup de naïveté et de fraîcheur de ce livre, qui constitue certainement une peinture très fidèle d'une certaine société anglaise du milieu du XIXème siècle.
Les avis d'Isil, Cécile, et Chinchilla qui a chroniqué plusieurs autres nouvelles d'Élizabeth Gaskell.
J'ai reçu ce livre de la part de Babélio, dans le cadre de la dernière opération Masse critique.
Merci à Guillaume et aux éditions de L'Herne pour cet envoi.
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