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samedi 31 octobre 2020

Elle a menti pour les ailes

Elle a menti pour les ailes – Francesca Serra

Éditions Anne Carrière (2020)
 

Lorsque j’ai découvert ce livre dans la liste des ouvrages proposés par Babelio pour l'opération Masse Critique de la rentrée, je n’ai pas hésité à le choisir. Ce roman venait d’obtenir le prix littéraire du journal Le Monde, alors j’étais très confiante et ravie d’en faire ma première lecture de la rentrée littéraire automne 2020.
 

Malheureusement, je n’ai pas réussi à entrer dans cette histoire. Quand je lis les critiques élogieuses à son propos sur Babelio, je m’aperçois que ce qui a plu à certains et certaines est ce qui m’a rebuté. Qualifié d’inclassable parce qu’il est à la fois un thriller et une chronique adolescente, c’est cette ambiguïté qui m’a agacée, j’ai eu l’impression que l’auteure n’arrivait pas à décider à qui elle s’adressait.
 

Je me rends compte que j’ai manqué de patience pour suivre les démêlés de ces adolescents, dont les échanges sur les réseaux sociaux sont trop détaillés à mon goût. Même si le sujet du harcèlement m’intéresse fortement, il est ici beaucoup trop dilué et je n’ai pas réussi à mettre mon agacement de côté pour savoir ce qui était arrivé à Garance, dont on apprend très vite la disparition. Si c’était un moyen d’attiser la curiosité du lecteur, avec moi ça n’a malheureusement pas fonctionné. Dommage, je n’aime pas abandonner un livre en cours de route mais là, j’ai déclaré forfait à la page 177. Un seul regret, ne pas savoir ce que veut dire le titre, bien énigmatique, du roman.
 

Merci à Babelio et aux éditions Anne Carrière pour l’envoi gracieux de ce livre.

mercredi 15 avril 2020

Nino dans la nuit

Nino dans la nuit - Capucine et Simon Johannin

Éditions Allia (2019)

Quand je commence à trainer autant sur une lecture, que je lis des magazines ou des BD, c'est mauvais signe ! Signe que je m'ennuie, que ça tourne en rond, que ça ne me plait pas. Alors mieux vaut renoncer, abandonner.
 

Pourtant ça démarrait bien. Le héros tente de s'engager dans la légion étrangère, on saura plus tard pour quelle raison. Les épreuves de sélection sont décrites d'une plume alerte et caustique, les autres postulants sont présentés finement. Mais les tests biologiques sont sans appel, le héros est recalé. Retour à la vie parisienne et à la galère. Une embauche dans un entrepôt, des conditions de travail d'un autre âge et hélas si actuelles, le propos est intéressant mais ça ne dure pas.
 

Ensuite, ce sont surtout les journées sans but, l'alcool, la drogue, les joints, les boîtes de nuit glauques et quelquefois, des éclairs de lumière lorsque le héros parle de celle qu'il aime, de celle qu'il ne veut pas perdre. Mais ça n'a pas suffit à me donner envie de continuer ce roman. Dommage !

lundi 5 avril 2010

Premier abandon 2010 !

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En pleine panne de lecture, je reçois une offre de la part de Suzanne, de chez-les-filles.com, qui me propose un thriller mené tambour battant !
Chouette, enfin un livre qui va me secouer et me sortir de ce marasme, d'autant que la présentation de l'éditeur est très prometteuse :
À trente-quatre ans, Jim Vilatzer a l’impression que sa vie s’enlise dans la médiocrité. Employé dans le modeste delicatessen que ses parents d’origine juive russe ont ouvert dans une banlieue de Chicago, célibataire depuis un échec sentimental douloureux, pris à la gorge par des dettes de jeu qui le mettent à la merci de redoutables créanciers, il rêve d’un changement de décor. Lorsque son meilleur ami lui offre l’opportunité de repartir à zéro en Russie, terre de ses ancêtres, son instinct de joueur de poker lui ordonne de franchir le pas. Du jour au lendemain, le jeune Américain s’installe à Moscou, où il est embauché par la Fondation de la Mémoire. Sa mission : interviewer des survivants du goulag afin de conserver leur témoignage pour les générations futures. Petit à petit il se familiarise avec une ville inhospitalière qui ne ménage pas ses habitants, loin de se douter qu’en tombant amoureux de la belle Kaisa et en prenant contact avec d’anciens prisonniers, il sera mêlé à un complot d’envergure planétaire, ce que le gouvernement russe et la CIA ne verront pas d’un bon œil. Et malgré lui, il sera manipulé par les services secrets de l’Ambassade des États-Unis pour les aider à retrouver les criminels de haut vol.
 

Quelques jours plus tard, arrive une enveloppe dans ma boîte aux lettres. J'en sors un livre dont la couverture est très belle et pleine de mystère :

La ville insoumise de Jon Fasman, publié aux éditions du Seuil, traduit de l'anglais par Madeleine Nasalik.

 

Malheureusement, je n'ai pas du tout réussi à entrer dans cette histoire, peinant à lire quelques pages chaque soir, jusqu'à la page 74 où j'ai jeté l'éponge !

L'avis de Lucie m'inciterait à reprendre cette lecture d'ici quelque temps.

En revanche, les billets recensés par Michel, qui a abandonné, lui aussi, sont pour la plupart peu motivants.


Je remercie tout de même Chez Les Filles et les éditions du Seuil pour cet envoi. Sans doute n'était-ce pas le bon moment pour moi...
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lundi 6 octobre 2008

Un abandon

Garden of love - Marcus Malte
Edité chez Zulma en janvier 2007.

Le mot de l'éditeur était pourtant engageant :

Troublant, diabolique même, ce manuscrit qu’Alexandre Astrid reçoit par la poste ! Le titre : Garden of love. L’auteur : anonyme. Une provocation pour ce flic sur la touche, à la dérive, mais pas idiot pour autant. Loin de là. Il comprend vite qu’il s’agit de sa propre vie. Dévoyée. Dévoilée. Détruite. Voilà soudain Astrid renvoyé à ses plus douloureux et violents vertiges. Car l’auteur du texte brouille les pistes. Avec tant de perversion que s’ouvre un subtil jeu de manipulations, de peurs et de pleurs.
Comme dans un impitoyable palais des glaces où s’affronteraient passé et présent, raison et folie, Garden of love est un roman palpitant, virtuose, peuplé de voix intimes qui susurrent à l’oreille confidences et mensonges, tentations et remords. Et tendent un redoutable piège. Avec un fier aplomb.

Les avis positifs fleurissaient sur la blogosphère : Amanda, Laure, Marie, Emeraude, Florinette, Goelen.

Ce roman a obtenu de nombreuses récompenses, dont le grand prix des lectrices de ELLE, en 2008.

Pour toutes ces raisons, j'ai quand même insisté jusqu'à la moitié du livre, alors que dès les premiers chapitres, j'ai ressenti un certain malaise à la lecture de ce roman.

Et puis, tout d'un coup, alors que j'étais dans le bus, qu'il y avait dehors un très beau soleil qui illuminait la banlieue, j'ai refermé définitivement ce livre et décidé que cette histoire n'était pas pour moi : trop noire, trop glauque, trop dérangeante, sans doute.

Un extrait sur le site de Zulma.