jeudi 1 octobre 2009

Variations sauvages

Variations Sauvages - Hélène Grimaud
Éditions Robert Laffont

Hélène Grimaud, pianiste de renommée internationale, revient dans ce livre sur son enfance et sur ses passions : la musique et les loups.
C'est une enfant précoce, exaltée et mystique, rebelle et volontaire, qui assume ses choix de vie et mène une existence hors-norme.

J'ai reçu ce livre en cadeau il y a plusieurs années. Le challenge Blog-o-Trésors a été l'occasion de le sortir de ma bibliothèque et de le lire enfin !
Je retrouve encore ici l'impression éprouvée lors d'autres lectures de livres écrits par des personnes publiques "célèbres" : l'auteur souhaite s'exprimer sur certains aspects de sa vie, sans en dire trop sur d'autres, ce qui se révèle assez frustrant pour le lecteur, même si je comprends cette envie de discrétion.
Finalement, ce n'est pas le genre de livre vers lequel je vais de moi-même, ce qui explique qu'il soit resté si longtemps dans ma PAL ! De façon générale, je préfère la biographie à l'autobiographie.

Quelques satisfactions, tout de même :
  • J'ai terminé mon challenge Blog-o-Trésors.
  • Je fais baisser le niveau de ma PAL = -3.
  • J'ai envie de ré-écouter Rachmaninov, car Hélène Grimaud sait faire partager ses passions !
Si vous souhaitez voir des loups de près, je vous conseille d'aller dans l'Ariège, à Orlu visiter le Parc de la Maison des loups !

mardi 22 septembre 2009

Un été à Key West

Un été à Key West - Alison Lurie
Éditions Rivages (1998)
Traduit de l'anglais par Céline Schwaller-Balaÿ


Jenny Walker est mariée depuis de longues années à Wilkie, écrivain et naturaliste de renommée internationale. Elle tient le rôle d'épouse aimante, d'assistante personnelle, de documentaliste et de première lectrice, au côté de cet homme plus âgé qu'elle. Mais depuis quelques mois, Wilkie a changé à son égard, il est devenu distant, désagréable parfois.
Elle décide de louer une villa en Floride, à Key West, afin d'y passer la mauvaise saison, espérant que le dépaysement mettra fin à cette dépression, comme le suggèrent ses deux grands enfants.
Ce qu'elle ignore, c'est que Wilkie se croit atteint d'un cancer et se prépare à mettre fin à ses jours, afin d'épargner à sa femme une horrible agonie.

C'est donc ce séjour dans un lieu qui pourrait être idyllique qui nous est raconté dans ce livre, vu tour à tour selon le point de vue de Jenny et de Wilkie. Jenny, dégagée petit à petit de ses tâches d'assistante, puisque son mari ne fait plus rien, s'accorde plus de temps libre et lie connaissance avec les habitants de Key West, bien différents de ses relations habituelles. Wilkie s'enfonce dans sa quête morbide et échafaude des plans de suicide, qui tombent souvent à l'eau (c'est le cas de le dire, dans cet endroit !).

Il est question des relations conjugales qui évoluent avec les années, de la vieillesse et du temps qui passe, sans doute pas à la même vitesse pour un homme et sa femme de vingt-cinq ans sa cadette. Jenny se découvre une autre femme et accepte des expériences nouvelles, alors que Wilkie est crispé sur ses certitudes et son manque de confiance envers les autres.

Mon premier contact avec ce livre date de sa sortie en 1998. Même si je me souvenais vaguement de la trame, j'en avais oublié les détails. Je l'ai donc relu avec plaisir cette année, dans le cadre de mon challenge Relecture 2009, profitant des vacances pour m'y replonger.

Alison Lurie est un de mes auteurs préférés : elle raconte des histoires modernes, explore souvent les relations amoureuses, sans complaisance pour ses personnages, dont elle montre les failles, avec ironie parfois, mais sans méchanceté. Elle met souvent en scène des intellectuels, des universitaires, dans des situations qui me rappellent les romans de David Lodge.

Bien que ce livre soit dans ma bibliothèque, je ne le compte pas dans mon Objectif Pal, puisque c'est une relecture !

mercredi 16 septembre 2009

Les cerfs-volants de Kaboul

Les cerfs-volants de Kaboul - Khaled Hosseini
Paru chez Belfond en 2004.
Traduit de l'américain par Valérie Bourgeois.


Dans les années 70, Amir vit avec son père, Baba, dans un quartier riche au nord de Kaboul. Dans leur grande propriété, habitent également Ali, le serviteur de Baba, et son fils Hassan. Élevés ensemble par la même nourrice, les deux garçons sont depuis toujours compagnons de jeu. Amir souffre de la dureté de son père à son égard, et son attitude vis-à-vis d'Hassan est marquée par la jalousie. En effet, Baba témoigne d' une grande affection pour Hassan et Amir se rend compte qu'il déçoit souvent son père, à cause de sa faiblesse et de sa lâcheté.
La compétition annuelle de cerfs-volants qui se déroule à Kaboul chaque année est l'occasion pour Amir de gagner l'admiration de son père et Hassan y contribue de tout son coeur. Mais lorsque Hassan se fait agresser de la pire façon par des voyous , Amir assiste à l'outrage sans réagir, bloqué par la peur et la couardise. Son sentiment de culpabilité et ses remords compromettent définitivement sa relation avec Hassan, qu'il trahit et abandonne. Des années plus tard, alors qu'Amir vit aux Étas-Unis, chassé de l'Afghanistan par l'invasion soviétique, un appel téléphonique va lui donner l'occasion de retourner dans son pays et de se racheter, au prix d'une confrontation redoutable avec les talibans.

J'avais lu de nombreux billets très élogieux sur ce livre, aussi j'ai été désappointée au début de ma lecture : Le personnage d'Amir, englué dans ses faiblesses et ses mensonges, n'est pas sympathique et sa perpétuelle contrition est assez agaçante. Je trouve que l'auteur accorde trop de place dans le récit aux remords exprimés par l'enfant, ce qui a nui, en ce qui me concerne dans un premier temps, à la force du récit.
Ensuite, lorsque la situation se gâte en Afghanistan, contraignant Amir et son père à l'exil, j'ai davantage apprécié cette histoire de trahison et de rédemption.

Par ailleurs, c'est un livre très intéressant par son aspect documentaire et historique sur l'Afghanistan : Quel contraste entre la vie que décrit Amir, avant l'invasion soviétique, et ce que nous connaissons de ce pays ! Quelle surprise de découvrir cette fameuse fête des cerfs-volants et l'engouement qu'elle suscite dans la population ! A travers les nombreuses descriptions, l'amour de l'auteur pour son pays éclate magnifiquement dans ce livre et je trouve que cela justifie pleinement sa lecture.

Blog-O-Book recense de nombreux avis, ici et d'autres sont à lire chez Tamara, Hanta, Nathalie et Bardalyves.

Cette lecture me permet d'avancer dans mon challenge Blog-o-trésors et de réduire ma PAL.


J'en suis donc à -2, en résultat cumulé, pour le challenge Objectif Pal.

lundi 7 septembre 2009

Un animal doué de raison

Un animal doué de raison - Robert Merle
Éditions Gallimard (1967)

Le professeur Henry Sevilla dirige un centre de recherche et travaille sur la communication avec les dauphins. Son objectif est d'arriver à décrypter le langage naturel de ces animaux et de profiter de leur exceptionnelle intelligence pour leur apprendre le langage humain.
Ce projet ambitieux est financé par le gouvernement américain, et l'armée est partie prenante dans l'affaire. Sevilla se doute que les objectifs réels du projet vont au delà ce qui lui est présenté, mais il n'est pas au bout de ses surprises. Et le lecteur non plus !


J'ai eu un peu de mal à aborder ce livre de Robert Merle, roman d'anticipation paru en 1967, mais qui évoque un futur proche (1972). Difficulté liée au style, sans doute : les dialogues sont inclus dans le texte narratif et on ne sait pas toujours immédiatement qui s'exprime. Et puis ce livre mêle plusieurs genres : roman d'espionnage, histoire sentimentale, document d'archive, rapport scientifique. Son ancrage dans la période de guerre froide et du conflit au Vietnam peut sembler un peu daté, mais rejoint une actualité bien plus proche lors de l'attaque terroriste d'un bateau de l'armée américaine au large de la Chine. Se profile alors la menace d'une troisième guerre mondiale et surtout une prémonition des évènements du 11 septembre 2001 !

Le sujet du livre est plein de charme : apprivoiser des dauphins, communiquer avec eux, comprendre leur langage et leur apprendre des rudiments d'anglais, cette utopie fera rêver tous les anciens adeptes de la série Flipper le dauphin ! Le contraste entre ces expériences idylliques et l'enjeu politico-guerrier du projet de recherche est fort et illustre bien que la science peut conduire au pire comme au meilleur usage dans notre monde, même s'il ne s'agit ici que de l'imagination de l'auteur !

J'ai pris grand plaisir à cette lecture et j'ai apprécié de retrouver Robert Merle dans un genre autre que ses romans historiques dont je suis fan !

L'avis d'Allie et une chronique de salle 101.


Ce livre fait partie de mon challenge Blog-o-trésors.









Il me permet également de m'associer à l'initiative d'Antigone, Objectif Pal :

En ce qui me concerne : -1, pour l'instant !

Je sais, c'est peu, mais je vais continuer dans cette voie !

vendredi 4 septembre 2009

Pal Attack !

Pour reprendre en douceur après ces vacances reposantes, mais néanmoins actives, ce nouveau challenge lancé par Antigone correspond tout à fait à mes préoccupations, vis à vis de ma PAL.

J'y souscrit donc avec plaisir, d'autant que mes lectures de vacances m'ont déjà permis de démarrer sur cette voie !

En revanche, je suis bien incapable de compter le nombre de livres dans ma PAL, qui est virtuelle, puisque j'ai tendance à les éparpiller dans tout l'appartement !

vendredi 7 août 2009

Enfin les vacances !



Bientôt le départ vers une petite île dans une petite mer !


Source photo : Gwen Loriette à voir ici

mercredi 5 août 2009

Best Love Rosie

Best Love Rosie - Nuala O'Faolain
Sabine Wespieser éditeur (2008)
Traduit de l'anglais par Judith Roze.


Rosie, la cinquantaine bien entamée, revient à Dublin, sa ville natale, après une carrière professionnelle qui l'a menée dans le monde entier. Elle y retrouve Min, sa tante qui l'a élevée à la mort de sa mère. Min, septuagénaire dépressive, mène une vie morne et sans surprise et a tendance à forcer sur l'alcool. Pour essayer de lui redonner goût à la vie, Rosie commence à s'intéresser aux livres de développement personnel et projette d'en écrire un à son tour. Elle renoue avec Markey, un ami d'enfance qui s'est installé aux États-Unis et qui a des relations dans le milieu de l'édition. Lors d'un voyage à New-York, elle a la surprise d'y être rejointe par Min, qui s'installe, trouve un travail et des amies et refuse même de rentrer en Irlande.
C'est donc au tour de Rosie de se retrouver seule à Dublin, et d'attendre des nouvelles de sa tante. Un beau jour, elle reçoit une lettre de l'armée, destinée à Min, annonçant que la maison d'enfance de Min et de la mère de Rosie vient de leur être restituée, après des années de réquisition militaire. Rosie, fascinée par la maison et la sauvagerie des lieux, va entreprendre de la restaurer et y découvrir une nouvelle raison de vivre.

Cette histoire, c'est une parenthèse dans la vie de Rosie, parvenue à la cinquantaine, après de multiples expériences professionnelles et amoureuses. C'est une pause, bienvenue d'abord, qui lui donne l'occasion de faire le bilan de son existence, de sa situation de femme seule et indépendante, à l'aube de la vieillesse qu'elle sent approcher et à laquelle elle n'est pas encore prête à se résigner. Confrontée à sa tante et à ses amies d'enfance qui sont restées à Dublin, elle lutte d'abord contre elle-même pour ne pas sombrer dans le renoncement.
La découverte de la maison de Min, à Stoneytown, la replonge dans son enfance, quand elle vivait avec Min et son père dans une pauvre cabane, en bord de mer. Et c'est dans ses souvenirs d'enfance et ce dénuement que Rosie va puiser pour retrouver un nouvel élan de vie.

J'ai vraiment aimé ce livre de Nuala O'Faolain, que j'ai découverte à cette occasion. J'ai apprécié les petits articles que prépare Rosie, pour son futur livre, qui sont plein de bon sens, d'humour et de la volonté de voir les choses en face. Les séjours de Rosie dans la maison de Stoneytown sont racontés avec beaucoup de passion et d'émotion et l'auteur sait y insufler son amour pour son pays.
En résumé, de très beaux portraits de femmes, car Min et les amies de Rosie ont une part non négligeable dans ce roman.

Des avis enthousiastes chez Cuné, les rats de biblio, Malice, Kathel, Keisha et d'autres moins, chez Manu, Brize et Bellesahi.

A consulter : La fiche du livre chez l'éditeur.