mercredi 28 janvier 2015

Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier

Pour que tu ne te perdes pas dans le quartierPatrick Modiano
Gallimard (2014)

A la faveur d’un carnet d’adresses perdu puis retrouvé, Jean Daragane, un écrivain solitaire, est amené à replonger dans ses souvenirs, en particulier ceux remontant à deux époques marquantes de sa vie. Emerge alors de sa mémoire une femme, Annie Astrand, qui s’est occupée de lui, lorsqu’il était encore un enfant, confié à sa garde par ses parents absents. Il vivait avec elle dans une maison à Saint-Leu-La-Forêt, dans laquelle passaient des gens plus ou moins recommandables. Elle l’emmène en voyage vers l’Italie mais disparait alors qu’ils sont encore dans le Sud de la France. Quinze années plus tard, Jean a écrit son premier livre, où il a évoqué certains épisodes de sa vie avec Annie, dans l’espoir qu’elle lise ces lignes et lui fasse signe.  C’est ce qui arrive et leur rencontre apporte certains éclaircissements aux évènements passés. Mais c’est seulement bien plus tard que Jean pourra renouer tous les fils de l’histoire.

La construction de ce dernier livre de Patrick Modiano est originale. L’histoire commence comme une enquête sur un fait divers qui s’est déroulé dans les années cinquante. Un homme recherche des informations sur un certain Guy Torstel, que Jean Daragane a cité dans le premier livre qu’il a publié. Sur le moment, Jean n’en a aucun souvenir, puis la mémoire lui revient petit à petit et des fragments de son enfance se reconstituent. Le livre se transforme alors en une enquête sur la propre histoire de Jean, remettant à la lumière des périodes de sa vie qu’il a occultées et des personnes qu’il avait oubliées.

Encore une fois, j’ai beaucoup aimé ce roman de Patrick Modiano, pour l’émotion qu’il sait communiquer, en particulier dans les passages consacrés à l’enfant, dans lequel l’auteur a sans doute beaucoup mis de lui-même. Le personnage d’Annie Astrand est touchant, représentation de la figure maternelle, attentive et protectrice, mais qui lui a fait défaut en disparaissant soudainement, laissant l’enfant dans une solitude qu’il ne surmontera jamais.

Un coup de cœur pour ma dernière lecture de l’année 2014, que j’ai bien du mal à faire ressentir dans ce premier billet de 2015 !

A découvrir sur le site de l'éditeur, une interview de Patrick Modiano et quelques pages à feuilleter.


dimanche 28 décembre 2014

Ces instants-là

Ces instants-làHerbjørg Wassmo
Éditions Gaïa (2014)
Traduit du norvégien par Céline Romand-Monnier


Ces instants-là, ce sont tous les épisodes d’une vie de femme, les évènements marquants et les moments plus insignifiants, ceux qui tissent au fur et à mesure une existence où il faut se battre pour exister, pour surmonter la maladie et ses crises, pour exprimer son talent, pour résister à ceux qui veulent éteindre la flamme qu’elle porte en elle, qui veulent imposer leur mode de pensée, leur médiocrité ou leur résignation.
Ce sont aussi les instants qui ne sont jamais racontés, dont le lecteur prend conscience à la faveur de quelques phrases, ceux qui expliquent la haine que l’héroïne porte à son père et la réserve qu’elle conserve face à sa mère.

C’est un roman fort, imprégné de féminisme, mais pas seulement. C’est aussi un livre sur la difficulté de devenir un auteur, de faire entendre sa voix, de comprendre soi-même que l’on a des choses à dire et qu’elles ont de la valeur. Une œuvre âpre et puissante, en harmonie avec la nature sauvage de la Norvège que l’on découvre au travers de ces pages.

Lu dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire 2014 organisés par PriceMinister. Merci à Olivier pour l’organisation.


Deux extraits du livre à découvrir sur le site des éditions Gaïa.

vendredi 12 décembre 2014

La chute des princes

La chute des princes Robert Goolrick
Traduit de l’anglais par Marie de Prémonville
Editions Anne Carrière (2014)


Grandeur et décadence d’un trader new-yorkais dans les années 80. Il a vécu comme un prince, cumulant tous les excès : alcool, drogue, sexe. Il a gagné des millions de dollars, en a dépensé autant. Il a échappé aux ravages du sida mais a vu ses amis tomber comme des mouches. Et puis un jour, tout s’est effondré pour lui aussi : il a perdu son travail, sa femme a demandé le divorce. Toutes les portes se sont refermées devant lui, il a touché le fond pendant deux ans, survivant en partie grâce à la lecture d’À la recherche du temps perdu de Marcel Proust. C’est aussi grâce à sa connaissance de l’œuvre qu’il a trouvé un emploi dans une librairie. Depuis, sa vie a bien changé, monotone et sans éclat. Il se souvient des folies de sa jeunesse, il raconte les moments marquants de son existence, sans complaisance et ne cherche pas à se justifier, s’étonnant même d’avoir survécu.

Un livre fort et percutant d’un auteur que je découvre. J’ai pris beaucoup de plaisir à cette lecture alors que le sujet, à priori, aurait dû me rebuter.  Mais l’auteur garde une certaine retenue dans la description des  épisodes de fêtes et de beuveries, le côté trash des situations étant atténué par les regrets  du narrateur, qui jamais ne se glorifie de ses succès passés ni de ses excès. L’évocation de quelques figures secondaires apporte aussi de vrais moments de tendresse et d’amitié. A découvrir sans hésitation ! 

Un extrait page 63 :
En ville, j’ai dégoté une gigantesque tente marocaine qui m’a coûté vingt-cinq mille dollars, que j’ai fait monter sur la pelouse et remplir de banquettes et de coussins en soie, et aussi de tables basses marocaines. J’ai fait suspendre des lustres, ça ressemblait à un sérail dédié au sexe. Il faisait une chaleur d’enfer, là-dedans, on se serait cru sous la chaleur d’un cirque déglingué par un après-midi de juillet à Reno, Nevada. Mais la toile était magnifiquement brodée et rehaussée de milliers de miroirs minuscules – c’était d’une beauté à couper le souffle.
Depuis le premier étage de la maison, on surplombait le toit de la tente, si c’est bien ce qu’on dit pour une tente, et c’était comme regarder les étoiles d’en haut, avec tous ces miroirs qui scintillaient, et la lueur douce des bougies tamisée par la toile.
Curieusement, il y a beaucoup de similitudes entre La chute des princes et une lecture précédente, Trente ans et des poussières de Jay McInerney. Il s’agit de la même époque, dans une ambiance similaire et les héros vivent des expériences proches. Mais dans Trente ans…, le lecteur accompagne le jeune couple dans les crises qu’il doit surmonter et ne sait rien du futur. Ici, le temps a passé et c’est un narrateur assagi et solitaire qui raconte sa jeunesse enfuie.

tous les livres sur Babelio.com

Je remercie Babelio qui m’a donnée l’occasion de découvrir ce roman, ainsi que les éditions Anne Carrière.

La vidéo ci-dessous m'a permis de faire connaissance avec Robert Goolrick,



et celle-ci éclaire la relation entre l'auteur et son éditeur :

vendredi 28 novembre 2014

No et moi

No et moiDelphine de Vigan
Éditions Jean-Claude Lattès (2007)

Lou a treize ans, vit à Paris avec ses parents dans un bel appartement. C’est une adolescente surdouée, elle vient de rentrer au lycée et elle se sent mal à l’aise dans cette classe de seconde, où les autres filles la regardent de travers.  Seul Lucas, un redoublant de dix-sept ans, lui témoigne un peu d’intérêt. Lorsque Lou se voit obligée de choisir un sujet d’exposé, elle présente son projet d’enquêter sur les jeunes SDF, sur un coup de tête. Gare d’Austerlitz, elle repère No, une jeune sans abri, tout juste majeure, qui zone dans le quartier, toujours à la recherche d’un endroit où dormir. Les premiers contacts entre les deux filles sont difficiles mais petit à petit, Lou réussit à apprivoiser Nolwenn et une amitié s’installe. Lorsque la situation s’aggrave pour No, Lou sollicite l’aide de ses parents, qui acceptent d’héberger la jeune fille. La présence de No ramène la joie de vivre qui manquait dans la famille de Lou depuis la mort de sa petite sœur. No se requinque, savoure le confort et la chaleur d’un foyer uni et reprend confiance. Mais ce roman n’a rien d’un conte de fées et aucune bonne marraine ne s’est penchée sur le berceau de No.

Même si le titre du roman met en avant les deux jeunes filles, c’est de trois adolescents dont qu’il est question dans cette histoire, où chacun, à sa façon et à des degrés divers, vit dans la solitude, délaissé par sa famille. La vie de No en est l’exemple ultime, enfant abandonnée par sa mère, baladée de foyer en foyer jusqu’à sa majorité puis poussée à la rue, dans la crasse, la violence et l’alcool. Lou, quant à elle, bénéficie du confort des beaux quartiers parisiens, d’une éducation à la mesure de ses capacités mais elle ne reçoit pas tout l’amour qui lui est dû. En effet, sa mère a perdu pied à la suite du décès de son deuxième enfant, et depuis, elle sombre dans la dépression et ne manifeste qu’indifférence pour sa fille. Quant à Lucas, le beau gosse, le charmeur, il ne manque pas d’argent mais vit quasiment seul dans un bel appartement, où sa mère ne fait que des apparitions fugaces entre ses déplacements professionnels.

La présence de No va aider la famille de Lou à sortir de son drame, mais elle–même ne va malheureusement pas en bénéficier durablement. L’histoire de Lou, No et Lucas est poignante et réaliste. Elle prouve que lorsqu’on a le gîte et le couvert assuré, la vie est quand même plus facile, même si l’environnement familial n’assure pas complètement son rôle protecteur. No n’a rien eu de tout cela pendant de trop longtemps et l’amitié de Lou ne suffira pas à l’empêcher de sombrer.  Une belle lecture qui m’a laissée avec un grand sentiment d’injustice.


J'avais ce livre depuis un moment dans ma liseuse et c'est le challenge Objectif Pal 2014 d'Antigone qui m'a fourni l'occasion de le faire sortir de ma PAL numérique.

D'autres avis sur ce livre un peu partout sur la Toile et chez Babelio, par exemple.

mardi 4 novembre 2014

Trente ans et des poussières

Trente ans et des poussières Jay McInerney
Editions de l’Olivier (1993)
Traduit de l’anglais par Jacqueline Huet et Jean-Pierre Carasso

 
Dans les années 80, à Manhattan, Russel et Corinne forme un couple modèle, envié par tous leurs amis. Lui est éditeur chez Corbin, Dern & Cie, elle est courtière en bourse et est bénévole dans une association d’aide aux démunis. Ils ont trente ans, ils s’aiment et ont l’avenir devant eux, ils s’amusent dans toutes les fêtes où il faut être vu, écument les vernissages et les cocktails. Pourtant, chacun commence à ressentir une insatisfaction, un manque dans sa vie. Russel s’ennuie dans son activité professionnelle, il est tenté par des propositions cinématographiques sur la côte Ouest. Ou alors, pourquoi ne pas profiter de sa rencontre avec un riche homme d’affaires et lancer une OPA sur Corbin, Dern et Cie. Et puis, la routine matrimoniale commence à lui peser, il est attiré par d’autres femmes que la sienne. Quant à Corinne, elle se sent de plus en plus mal à l’aise dans le milieu boursier et voudrait faire une pause, avoir un bébé, arrêter de boire, moins sortir, souffler, quoi. Et puis, il y a leur ami Jeff, un écrivain qui n’a plus écrit depuis plusieurs années, qui a replongé dans la drogue. Cette rechute et la part active qu’ils doivent prendre pour faire entrer Jeff en cure de désintoxication sont un choc pour eux, le passage dans l’âge adulte en quelque sorte.

En commençant ce livre, j’ai souvent pensé aux romans de Paula Fox. Comme chez elle, les personnages ne sont pas forcément très sympathiques. Tout l’art de l’auteur est de donner, malgré cela, envie de les accompagner, de s’intéresser aux évènements qu’ils vivent, tant ils sont ancrés dans une époque décrite de façon très réaliste, très concrète. Ici, c’est la crise boursière de 1987 à New York qui va venir contrer les projets de Russel et de Corinne, bouleverser leur existence confortable et les forcer à se remettre en question. C’est une description très vivante du New York de la fin des années 80, dans le milieu des yuppies, de leurs excès, du toujours plus et du difficile retour aux réalités, quand la crise vous oblige à réduire la voilure.

C’est ma deuxième lecture de Jay McInerney, après Bright Lights, Big City, et j’ai vraiment envie de découvrir davantage cet auteur. Ça tombe bien, il existe une espèce de suite à Trente ans et des poussières, La belle vie, où l'on retrouve Russel et Corinne après les attentats de septembre 2001.


D'autres avis sur Babelio.

mardi 28 octobre 2014

Mad about the boy

Mad about the boyHelen Fielding
Editeur : Jonathan Cape (Octobre 2013)

Dans ce troisième épisode des aventures de Bridget Jones, la situation a bien changé. Bridget a cinquante et un ans, elle est veuve et élève seule ses deux enfants depuis la mort accidentelle de Marc Darcy, cinq ans auparavant. Quand le livre démarre, Bridget a une relation amoureuse avec un jeune homme de vingt-neuf ans, et elle s’interroge sur la nécessité de le présenter à ses enfants. Débute alors un long flashback pour expliquer comment elle en est arrivée là, après une vie de nonne depuis son veuvage. Sous l’influence de ses amis, Bridget a décidé de reprendre sa vie de femme en main et de chercher l’âme sœur. Tout a commencé évidemment par un régime, et puis Bridget a dû se mettre aux nouveaux outils de communication, Twitter, site de rencontres, etc. Elle a voulu également retrouver une activité professionnelle et a commencé à écrire un scénario pour adapter la pièce d’Ibsen, Hedda Gabler, en la transposant à Londres, de nos jours. De ce côté-là, ce n’est pas simple non plus pour Bridget, car le producteur veut absolument que l’histoire se déroule en Californie, sur un yacht.

Voilà rapidement résumé ce gros livre de 400 pages, bien trop long à mon goût, et que j’ai failli abandonner à plusieurs reprises. Il a fallu que je me convainque de l’intérêt de lire de l’anglais pour persévérer dans cette succession de gags loufoques et répétitifs, d’où émerge péniblement un peu de sensibilité dans les pages qui traitent de sujets plus sérieux : l’éducation des enfants et leurs difficultés à vivre sans père,  la place de la femme veuve dans la société et la sortie du deuil, la relation amoureuse avec un homme plus jeune.

Évidemment, avec Bridget Jones, je m’attendais à de la fantaisie, et j’aurais été déçue s’il n’y en avait pas eu. Mais il y a aussi beaucoup de longueurs qui nuisent au rythme, ça tourne un peu en rond et puis, sur la fin, les évènements se précipitent. Lorsque Bridget comprend qu’elle est amoureuse d’un homme qu’elle rencontre très souvent et qu’il partage peut-être son inclination, tout est expédié en vingt pages. Bref, une déception. Il paraît qu’une adaptation cinématographique de cet épisode est en cours. Peut-être que l’histoire passera mieux au cinéma. Mais sur le papier, cette fois, trop d’invraisemblances ou de redites. Dommage !

Lu dans le cadre du challenge Romancières Américaines de Miss G.
 

dimanche 21 septembre 2014

Moment d'un couple

Moment d’un coupleNelly Alard
Gallimard (2013)

Juliette et Olivier vivent à Paris, avec leurs deux enfants. Les débuts de leur relation amoureuse ont été compliqués mais ils affichent maintenant un bonheur sans histoire, comme tant d’autres couples avec enfants de l’est parisien. Et puis soudain, alors qu’elle n’a rien vu venir, Juliette est confrontée à l’aveu d’Olivier : il a une liaison depuis trois semaines. Juliette est dévastée par cette annonce mais décide de tout faire pour sauver son couple, puisqu’Olivier ne semble pas vouloir la quitter. Mais l’autre femme est coriace, d’autant plus qu’elle est persuadée qu’Olivier l’aime et veut vivre avec elle. Et pour elle, la guerre avec Juliette est déclarée et tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins.

Sujet classique du mari, de la femme et de la maîtresse mais traité d’une façon moins conventionnelle. C’est Juliette, l’épouse trompée, qui est la narratrice ici et c’est de son point de vue que nous suivons l’intrigue. L’aveu d’Olivier est pour elle l’occasion de revenir sur son histoire personnelle, sur le divorce de ses parents, la dépression de sa mère, ses années de lycée enfermée dans un pensionnat religieux, sa vie sentimentale chaotique et le viol dont elle a été victime. C’est la partie du livre que j’ai le moins aimée, j’ai même failli abandonner cette lecture à plusieurs reprises. L’auteur, par la voix de Juliette, nous livre dans un style presque mécanique tous les évènements qui ont façonné le caractère de l’héroïne, mais sans expliquer vraiment leurs conséquences sur son comportements et ses sentiments. Au lecteur de se débrouiller avec tout ça. Personnellement, je n’y ai pas trouvé beaucoup de cohérence.
Et puis, dans la deuxième partie, Juliette décide de mener le combat face à V., celle qui veut lui prendre son mari et qui est prête à tous les chantages. A partir de ce moment-là, j’ai trouvé l’histoire beaucoup plus intéressante, plus crédible aussi, même si je m’interrogeais sur ce que pouvait ressentir Juliette face à l’incertitude et à la faiblesse de son mari. Ce n’est que lorsqu’elle comprend que son mari ne pourra pas se sortir tout seul des griffes de son adversaire que Juliette reprend la main et s’affirme, sortant alors du statut de victime pour mener le jeu.

J’avais beaucoup aimé le premier roman de Nelly Alard, Le crieur de nuit et j’attendais sans doute beaucoup de ce deuxième livre, trop sans doute, ce qui peut expliquer ma déception en début de lecture. Heureusement, la suite de l’histoire m’a fait un peu changer d’avis. J’ai mieux compris les deux citations extraites du dictionnaire qu’insère Nelly Alard au tout début de son livre, et en particulier la définition physique de l’expression moment d’un couple. L’auteur a vraiment bien su en exploiter le sens pour mener son intrigue. A mon avis, cette interprétation est une bonne raison pour découvrir ce roman.

Ce livre a été récompensé par le prix Interallié 2013. Cela, je le savait déjà. Ce que j'ignorais, en revanche, c'est que ce livre avait provoqué quelques remous à sa sortie, quant à son aspect autobiographique et à l'identité potentielle de V. Je vous laisse chercher un peu sur la Toile, c'est assez cocasse, je trouve, d'un point de vue externe, bien sûr. Si l'histoire est réelle, elle n'a pas du être facile à vivre pour l'auteur.

Pour en savoir davantage sur l'auteur, rendez-vous sur son site.