lundi 31 décembre 2007

Le Nom de la Rose : un défi lecture pour 2008


Grâce à Betty, j'ai trouvé un défi lecture pour 2008 à ma portée, proposé par Grominou !

Voici donc ma liste :
  1. Un livre avec une couleur dans le titre: La femme en vert d'Arnaldur Indridason.

  2. Un livre avec un nom d'animal dans le titre: Le bois des abeilles d'Hortense Dufour.

  3. Un livre avec un prénom dans le titre: Luz ou le temps sauvage d'Elsa Osorio.

  4. Un livre avec un nom de lieu géographique dans le titre: Le Bénarès-Kyoto d'Olivier Germain-Thomas.

  5. Un livre avec un phénomène météorologique dans le titre: Pluie et vent sur Télumée Miracle de Simone Schwarz-Bart.

  6. Un livre avec un nom de plante dans le titre: Matin de roses de Naguib Mahfouz.
Les cinq premiers sont déjà dans ma PAL. Enfin, une motivation pour la faire diminuer !

samedi 29 décembre 2007

Man walks into a room

Man walks into a room, par Nicole Krauss (2002)
Je l'ai lu dans l'édition publiée chez Penguin en 2007.

Samson Greene, 36 ans, un jeune professeur à Columbia University est retrouvé, errant dans le désert du Névada. Il ne sait plus qui il est. A l'hôpital où il est transféré, on va lui trouver une tumeur de la taille d'une cerise dans le cerveau. L'opération lui sauve la vie, mais lui enlève la mémoire de ses 24 dernières années.
Sa femme, Anna, dont il ne se souvient plus, vient le chercher à l'hôpital afin de le ramener à la maison, à New York. Et c'est elle qui va devoir expliquer à cet homme, qui n'a plus aucun souvenir après ses 12 ans, que sa mère est morte d'un cancer, alors que pour Samson, sa mère est le pilier de son existence.
La reprise de la vie commune estre Samson et Anna se révèle rapidement un échec : Samson ne sait pas pourquoi il a aimé Anna. Il supporte difficilement les efforts d'Anna pour tenter de lui rappeler sa vie antérieure.
Un soir, il est contacté par un médecin, Ray, qui lui propose de participer à une expérience sur la mémoire. En effet, Samson représente une énigme pour la médecine, car bien qu'il ait perdu une partie de sa mémoire, il est encore capable de mémoriser les évênements survenus depuis son opération.
Il part donc dans le Névada, dans un centre de recherche isolé dans le désert, où il va dans un premier temps créer une relation forte avec Ray, en croyant que celui-ci le comprend et peut l'aider à retrouver la mémoire. Puis, il rencontre Donald, un homme plus agé, atteint d'un cancer, qui est impliqué dans l'expérience. Celle-ci va se révéler très décevante pour Samson et lui faire également perdre ses illusions à propos de l'aide que Ray peut lui apporter.
Il va alors s'enfuir du centre et partir à la recherche des traces de sa mère, retrouvant son grand-oncle, seul témoin de son enfance, mais à la mémoire défaillante hélas, en raison de son grand âge...

Ce livre est le premier roman de Nicole Krauss, dont j'ai lu précédemment L'histoire de l'amour, qui m'avait beaucoup plu.
C'est aussi une histoire assez dérangeante, j'ai partagé l'anxiété de Samson qui se retrouve dans une vie à laquelle il est étranger. Le désert tient une grande place dans ce livre, symbole du ressenti de Samson face à son existence.
L'expérience à laquelle il participe nous projette dans le domaine de la science-fiction. C'est le passage du livre auquel j'ai le moins adhéré.

Man walks into a room n'est pas encore traduit en français, mais je l'ai trouvé à la médiathèque dans la section consacrée aux littératures étrangères et j'ai donc sauté dessus !

Du fait de mon niveau d'anglais moyen, la lecture a été parfois fastidieuse, et s'est étalée sur tout ce mois de décembre. Mais je ne regrette pas le temps passé. Une fois encore, je suis épatée par la maturité dont fait preuve Nicole Krauss. J'ai beaucoup aimé les passages très émouvants où Samson parle des souvenirs qu'il a de sa mère, en particulier lorsqu'il se rappelle leurs vacances sur la côte Ouest.

A lire : une interview de Nicole Krauss, où elle évoque son travail d'écrivain, et l'écriture de ce roman.

dimanche 23 décembre 2007

Swap littérature scandinave (3)

Enfin, la date fatidique est arrivée ! Aujourd'hui, c'est l'ouverture du colis tant contemplé au pied du sapin...

Et voici ce que m'a envoyé La Conteuse :
Une fois déballés, voici le contenu de tous ces paquets :

Les ballades de Haldur et autres racontars, de Jorn Riel (traduit du danois),

La fugitive de Herbjorg Wassmo (traduit du norvégien),

un carnet et un stylo, qui vont me permettre de noter mes futures lectures, au gré de mes promenades sur le Web et dans les librairies,

une très jolie carte de voeux, illustrée de 3 petits rennes,

des marque-pages , certains illustrés et d'autres agrémentés de quelques phrases d'auteurs à propos de la lecture et de l'écriture.

Comme vous le voyez, j'ai été très gâtée. Merci beaucoup, Stéphanie, pour tes choix. Je ne connais aucun de ces deux auteurs et suis très impatiente de les découvrir !

Et merci aussi aux deux organisatrices de ce swap, Flo et Kalinista, qui ont beaucoup stressé ces derniers jours !

mercredi 19 décembre 2007

Swap littérature scandinave (2)

Surprise dans la boîte aux lettres hier soir : Une grosse enveloppe cartonnée venant de Belgique, de la part de La Conteuse !

Je l'ai mise au pied du sapin, c'est le premier cadeau ! J'ai hâte d'être au 23 décembre pour pouvoir l'ouvrir !

Mille mercis à ma swappeuse, ainsi qu'à Flo et Kalinista pour l'organisation de ce swap !

mardi 11 décembre 2007

Swap littérature scandinave


J'ai déposé mon colis à la poste ce matin, en bravant les embouteillages !

J'espère qu'il arrivera vite à destination et que son contenu donnera satisfaction...

mercredi 5 décembre 2007

Ma soeur, mon amour



Ma soeur, mon amour, de Chitra Banerjee Divakaruni.

Publié aux éditions 10/18.

Traduit de l'américain par Françoise Adelstain.

Anju et Sudha, deux cousines, vivent à Calcutta, en compagnie de leurs mères respectives et de leur tante. Leur naissance a coïncidé avec la mort de leurs pères, partis tous deux à la recherche de diamants, dans une expédition risquée, à l'initiative du père de Sudha, et dans laquelle il a entraîné le père d'Anju.
Protégées par leurs "trois" mères, les deux jeunes filles ont une existence agréable et un amour immense les unit. Anju souhaite poursuivre ses études et s'oppose vivement aux traditions ancestrales. Sudha, belle et douce, rêve de pouvoir épouser le jeune homme qu'elle a rencontré au cinéma.
La révélation d'un secret terrible sur ses origines va bouleverser l'existence de Sudha et l'entraîner à sacrifier ses espoirs afin de préserver sa cousine. Elle va accepter l'union arrangée par sa mère avec Ramesh. En raison de l'état de santé de sa mère, Anju va devoir également renoncer à une partie de ses aspirations et accepter de se marier avec un jeune ingénieur émigré aux Etats-Unis, Sunil.


Ce roman alterne les chapitres consacrés tantôt à Anju, tantôt à Sudha et permet d'appréhender leurs deux approches. L'une comme l'autre va être confrontée au poids des traditions indiennes, même Anju aux Etats-Unis qui va vite s'opposer à son mari, pas si moderne qu'elle croyait.
Finalement, c'est Sudha qui va trouver la volonté de résister à sa belle-mère qui n'accepte pas qu'elle soit enceinte d'une fille, pour trouver le chemin d'une nouvelle existence.

Ce livre m'a été offert par Marie, à l'occasion du swap Li-Thé-rature. Je l'en remercie vivement, il m'a beaucoup plu. J'ai été passionnée par l'histoire de ces deux jeunes femmes et de leur familles, par le contraste entre, d'une part leur relation préservée dans la douceur du cocon familial, et d'autre part la découverte des réalités au cours de leur vie conjugale.

L'histoire se poursuit dans un autre roman de Chitra Banerjee Divakaruni, La liane du désir, paru également aux éditions 10/18. Le premier chapitre est à télécharger sur leur site.

samedi 24 novembre 2007

Entre Dieu et moi, c'est fini

Entre Dieu et moi, c'est fini de Katarina Mazetti
traduit du suédois par Max Stadler et Lucile Clauss
Publié aux éditions Gaïa - Octobre 2007

Linnea est une adolescente de 16 ans, qui vit avec sa mère, l'ami de celle-ci et son petit frère. Son amie Pia, la seule personne qui la comprenait, est morte. Linnea n'a pas vu venir le drame, préoccupée par ses problèmes personnels, ses amours contrariées. Maintenant, elle se réfugie dans le placard de sa grand-mère et parle au mur…

Je ne suis pas vraiment "entrée" dans ce livre. Il est vrai que l'adolescence est bien lointaine et que je n'en garde aucune nostalgie. J'ai d'ailleurs retrouvé dans les affres que vit Linnea certaines expériences et sensations, que je ne voudrais revivre pour rien au monde !
Il faut dire que j'ai lu ce livre juste après "L'histoire de l'amour" de Nicole Krauss, qui m'a habité un moment. C'est peut-être pour cette raison que je n'ai pas accroché !
J'ai regretté que certains sujets dans ce livre soient à peine effleurés : ainsi, "le rejet" de Dieu qui donne son titre au livre est trop vite expédié. Katarina Mazetti a également peu exploité la relation de dépendance qui lie Linnea à Pia, la façon dont celle-ci influence les pensées de Linnea.
Finalement, ce livre est peut-être plus destiné à un public adolescent, bien que l'éditeur, en quatrième de couverture le qualifie "tout public".

C'était le premier livre de Katarina Mazetti que je lisais. J'en lirai d'autres, car je ne veux pas me limiter à celui-ci et rester sur cette impression mitigée.

Beaucoup ont aimé : Clarabel, Cathulu, Bellesahi, Gachucha
Joëlle est réservée.

vendredi 16 novembre 2007

L'histoire de l'amour




L'Histoire de l'amour - Nicole Krauss

traduit de l'anglais par Bernard Hœpffner. Avec la collaboration de Catherine Goffaux.

Editions Gallimard (2006)


Léo Gursky a fui la Pologne, après avoir perdu toute sa famille éliminée par les Nazis. Il s'est réfugié à New York et a cherché Alma, son amour d'enfance et de jeunesse. Hélas, lorsqu'il parvient à la retrouver, elle a épousé un autre homme. Ne recevant plus les lettres de Léo, elle l'a cru disparu. Le fils qu'elle a eu de Léo sera élevé par un autre, dans l'ignorance de ses origines.
Léo va respecter la volonté d'Alma et vivre en retrait, tentant d'apercevoir son fils, suivant l'évolution de sa carrière lorsque celui-ci va devenir écrivain.
Sentant sa fin approcher, il va se remettre à écrire, afin de transmette son histoire à son fils.

Quelque part dans New York vit une adolescente, Alma, en compagnie de sa mère et de son frère. Son père, David Singer, est mort, foudroyé par un cancer. Alma doit son prénom à un livre, L'histoire de l'amour, qui était le livre fétiche de ses parents, acheté par son père lors d'un voyage en Amérique Latine. Un jour, sa mère, qui vit de traductions, reçoit d'un certain Jacob Marcus un livre à traduire en anglais : il s'agit de L'histoire de l'amour. Alma qui veut redonner le goût de vivre à sa mère va tenter de découvrir qui est Jacob Marcus et les raisons de son intérêt pour le livre. Elle va aussi partir à la recherche de l'autre Alma, celle du livre.

Zvi Litvinoff, ami d'enfance de Léo, a fui en Amérique Latine et s'est établi au Chili, où il a épousé Rosa. C'est lui qui a publié L'histoire de l'amour, après avoir traduit le manuscrit original du yiddish vers l' espagnol.

Tout à tour, le roman alterne les chapitres consacrés à ces trois personnages, en incluant quelquefois des extraits de L'histoire de l'amour. Au final, les liens entre eux vont apparaître et même se matérialiser, puisque Alma et Léo vont, un jour, se rencontrer.

J'ai eu la tentation d'abandonner cette lecture car au début, la progression des trois histoires se fait sans lien entre elles. Les éloges que j'avais pu lire ici et là m'ont incitée à persister et finalement, j'ai bien fait de m'accrocher !
C'est une histoire magnifique sur la mort, le deuil, la Shoah et sur l'amour qui permet de surmonter le malheur. Léo et Alma ont en commun la volonté de survivre.
Mais c'est aussi un livre exigeant, il faut s'y plonger, avoir envie de continuer la lecture même si on ne comprend plus rien par moment.
En relisant certains passages pour rédiger ce commentaire, je me suis aperçue que certains détails m'avaient échappé à la première lecture, ce qui a finalement levé certaines incompréhensions qui restaient. Et je suis certaine que je n'ai pas encore tout compris ! D'ailleurs, ce roman est très imprégné de culture juive et yiddish, et il me manque donc quelques clés !
Les critiques qui ont apprécié ce livre à sa sortie ont mis en avant la jeunesse de l'auteur. Nicole Krauss a publié ce livre à 31 ans. Le sujet du roman, sa construction, les thèmes abordés, tout cela surprend de la part d'un auteur aussi jeune.
Elle a publié auparavant un autre livre non traduit en français : Man walks into a room (2003).
Je me laisserai bien tenter, mais comme j'ai déjà eu du mal avec L'Histoire de l'amour en français, c'est peut-être présomptueux !

Elles m'ont donné l'envie de lire ce livre : Papillon, Clarabel, Sole, Joëlle et puis ici et .
Merci à elles.

mardi 13 novembre 2007

Les femmes qui écrivent vivent dangereusement

Les femmes qui écrivent vivent dangereusement
Stefan Bollmann, Laure Adler
Editions Flammarion - 2007

Après Les femmes qui lisent sont dangereuses (2006) des mêmes auteurs, également chez Flammarion.

D'après Laure Adler, les femmes qui écrivent n'ont pas voulu être des écrivains, elles le sont devenues, souvent au prix de tourments et de souffrances. La nécessité d'écrire s'est imposée à elles, les a harcelées.

"Une femme qui écrit est la créatrice d'un univers, une semeuse de désordre, une personne qui se met en risque et qui ignore le danger tant sa tâche la requiert, une personne qui invente la langue, sa langue, notre langue."

Si le besoin d'écrire s'exprime parfois dans la douleur, les difficultés sont propres à chacune, selon son itinéraire, ses rencontres, sa place dans son époque.

"Car il n'y a pas, à mon sens, de communauté d'écrivains femmes. Ce n'est pas une entité, la femme écrivain, un logo, une marque de fabrique.

Il existe seulement des femmes qui écrivent."

Laure Adler montre comment le statut de la femme écrivain a accompagné au cours du temps l'évolution des autres femmes : Illettrées (Christine de Pisan), courtisanes (Mlle de Scudéry, Mme de Lafayette), révolutionnaires (Mme de Staël, George Sand), solitaires (Jane Austen), solaires (Colette), militantes (Milena Jesenska), penseuses (Simone de Beauvoir, Marguerite Yourcenar), métisses (Assia Djebar).

Elle évoque l'influence de leurs mères sur Colette, Marguerite Duras, Nathalie Sarrraute. Auraient-elles écrit de la même façon, sans elles ?

Stefan Bollmann, lui, se demande si les femmes écrivent autrement des hommes.

"Dans la perception que l'on a des hommes qui écrivent, le sexe ne joue guère de rôle, tandis que les femmes doivent s'attendre à ce que leur œuvre soit évaluée sous l'angle de la petite différence, qui a de si grandes conséquences."

Il montre que de nos jours, le danger pour les femmes qui écrivent n'est pas du même ordre, que l'on soit américaine or allemande, iranienne ou pakistanaise.

Dans le passé, les femmes ont peiné pour se libérer des contraintes de leur quotidien, pour trouver le temps d'écrire. Quelle difficulté parfois d'avoir un espace à soi pour s'isoler !

Beaucoup de femmes écrivains ont dû choisir entre l'écriture et leur vie de femmes et de mère, soit en différant l'une par rapport à l'autre, soit en renonçant carrément à toute vie familiale. Parfois, elles ont nié leur sexe en adoptant un pseudonyme masculin (George Sand, George Elliot).

Enfin, dernière question soulevée par Stefan Bollmann : S'il est reconnu que la source d'inspiration des hommes écrivains est souvent une femme, qui est "la muse" des femmes écrivains ?

Ce livre présente ensuite une cinquante de femmes écrivains, avec pour la plupart une double page : d'un côté, un portrait (tableau ou photo) et de l'autre un commentaire rapide sur la femme et l'œuvre.

J'ai découvert certaines qui m'étaient inconnues, comme Miles Franklin ou Rahel Varnhagen, et d'autres encore. Je me suis rappelé Johanna Spyri, auteur de Heidi, que j'ai appréciée dans mon enfance.

Quel plaisir de retrouver Colette, Marguerite Duras, leurs photos sont très émouvantes.

Les auteurs contemporaines ne sont pas oubliées : Doris Lessing, Paula Fox, Arundhati Roy, Toni Morrison, par exemple.

Plus encore que "Les femmes qui lisent sont dangereuses", j'ai apprécié ce livre, qu'il faudrait avoir dans sa bibliothèque, afin de le feuilleter régulièrement, pour simplement admirer ces portraits de femmes ou s'attarder sur la vie et l'œuvre de l'une d'entre elles, selon l'humeur du moment.

dimanche 11 novembre 2007

Paul Auster sur Cosmopolitaine

Cet après-midi, Paula Jacques a reçu Paul Auster dans la deuxième heure de son émission Cosmopolitaine.
Au cours de l'entretien, Paul Auster s'exprime sur son nouveau film La vie intérieure de Martin Frost, qui sort sur les écrans mercredi 14 novembre et qui est publié aux éditions Acte Sud.
Il répond également aux questions de la journaliste à propos de ses sources d'inspiration et de ses "muses", la place (ou plutôt la non-place) de l'écrivain dans la vie politique américaine.

Si vous avez manqué cette émission, vous pouvez la ré-écouter pendant une semaine sur le site de France-Inter. (Le sujet démarre vers 1h21 sur le podcast qui couvre les deux heures d'émission).

dimanche 4 novembre 2007

Swap Lit-Thé-rature (2)

Hier soir, à mon retour de vacances, m'attendait un gros colis, envoyé par Marie, ma swappeuse.
Je dois dire que j'ai été très gâtée ! Voyez plutôt :


Un sachet de thé des Muses, que je vais découvrir.

Une bougie parfumée.

Quatre livres :

Après le tremblement de terre
d'Haruki Murakami,
Ma soeur, mon amour de Chitra Banerjee Divakaruni,
Un artiste du monde flottant de Kazuo Ishiguro,
La femme en vert d'Arnaldur Indridason.

Un carnet de notes, fabriqué artisanalement, dont la couverture est très douce au toucher.

Un sachet de Bêtises de Cambrai, puisque Marie habite dans le Nord de la France.

Des marque-pages qui s'assemblent en puzzle et retracent les fêtes de Gayant et leurs géants, qui se déroulent à Douai et sont inscrites au patrimoine de l'Unesco.

Une boîte de chocolats, "Les Caraques", que nous allons déguster avec plaisir !

Je remercie Marie très sincèrement pour tous ces cadeaux qui me font très plaisir. Je n'ai lu aucun de ces livres, elle a été très perspicace dans son choix car j'en avais déjà repéré certains au fil de mes balades dans les blogs.

Merci également à Loutarwen pour l'organisation de ce swap, auquel j'ai eu grand plaisir à participer.

dimanche 28 octobre 2007

Quelques jours de vacances...

Je m'absente quelques jours.
Direction prévue : Le bassin d'Arcachon, puis Toulouse.

A bientôt !

jeudi 25 octobre 2007

Les mouches d'automne

Les mouches d'automne – Irène Némirovsky
Editions Grasset

Tatiana Ivanovna a travaillé toute sa vie auprès de la famille Karine, dans la Russie des tzars. Elle était la nourrice de Nicolas Alexandrovitch, le maitre du domaine. Elle a élevé ses frères et soeurs, vu naître et grandir ses enfants.

A la révolution russe, elle voit partir Youri et Cyrille, les fils Karine, au combat. Lorsque la famille fuit la Russie, elle reste au domaine pour garder la maison. Puis, elle va les rejoindre dans leur exil, à Odessa, puis les accompagner à Marseille , et enfin à Paris, où ils vont tous s'entasser dans un petit appartement sombre et étouffant.

"Ils allaient, venaient d'un mur à un autre, silencieusement, comme les mouches d'automne, quand la chaleur, la lumière et l'été ont passé, volent péniblement, lasses et irritées, aux vitres, traînant leurs ailes mortes."

Tandis que les membres de la famille vont petit à petit s'habituer à leur nouvelle vie, s'intégrer à la communauté des exilés russes, Tatiana va, quant à elle, restée plongée dans ses souvenirs et la vie d'avant, qu'elle évoque tout au long du récit, avec nostalgie.

Un livre court, environ 120 pages, qui retrace un épisode de la vie de ces exilés russes. Le style est limpide, comme toujours chez Irène Némirovsky, les sentiments sont suggérés, par petites touches.

Ce roman a été publié la première fois en 1931 et a été réédité en 2005, dans la collection "Les cahiers rouges", chez Grasset.

Une lecture agréable, à envisager néanmoins les jours où le moral est au beau fixe…

dimanche 21 octobre 2007

La petite fille de Monsieur Linh

La petite fille de Monsieur Linh
Philippe Claudel, Editions Stock, 2005

Le début de l'histoire :

"C'est un vieil homme debout à l'arrière d'un bateau. Il serre dans ses bras une valise légère et un nouveau-né, plus léger encore que la valise. Le vieil homme se nomme Monsieur Linh. Il est seul à savoir qu'il s'appelle ainsi car tous ceux qui le savaient sont morts autour de lui.

Debout à la poupe du bateau, il voit s'éloigner son pays, celui de ses ancêtres et de ses morts, tandis que dans ses bras l'enfant dort. Le pays s'éloigne, devient infiniment petit, et Monsieur Linh le regarde disparaître à l'horizon, pendant des heures, malgré le vent qui souffle et le chahute comme une marionnette."

A l'issue de ce long voyage en bateau, Monsieur Linh va être hébergé dans un foyer de réfugiés, dans une grande ville portuaire, dans un pays qu'il ne connait pas et dont il ne comprend pas la langue. Toute son attention est dirigée vers sa petite fille, Sang Diû, son unique raison de vivre.

Au fil des jours, il va peu à peu s'enhardir à sortir dans la ville, afin d'aérer l'enfant et s'asseoir sur un banc. Il va ainsi rencontrer un gros homme, Monsieur Bark, qui lui aussi est seul au monde depuis le décès de sa femme.

Les deux hommes vont établir petit à petit une relation d'amitié, alors qu'aucun ne parle ni ne comprend la langue de l'autre. A la volubilité de Monsieur Bark, Monsieur Linh va offrir sa compréhension muette et sa compassion.

Hélas, le foyer de réfugiés doit fermer et Monsieur Linh est accueilli dans une résidence de personnes âgées, dans un quartier éloigné.

Il va alors tout mettre en œuvre pour retrouver son ami et affronter tous les dangers de la ville.

Les descriptions, jamais lassantes, dans un style limpide et précis, nous plongent au côté de Monsieur Linh et nous font partager son isolement et son dépaysement, le plaisir qu’il trouve à s’occuper de sa petite fille et le réconfort que lui apporte petit à petit sa relation avec Monsieur Bark.

Et c’est à travers le regard de Monsieur Bark que s’achève ce livre magnifique, ce qui nous permet de saisir la vraie nature de la petite fille de Monsieur Linh et son pouvoir sur son grand-père.

Un très beau moment de lecture.

Le Bibliomane a aimé, lui aussi et en parle très bien.

lundi 15 octobre 2007

Swap Li-Thé-rature


Et voilà ! Mon paquet est parti ce matin vers ... (Chut !)

J'espère que le contenu lui fera plaisir.

vendredi 12 octobre 2007

Soleils d'ocre

Roman de Mylène Mouton, paru aux éditions Gaïa en janvier 2007.

L'histoire se passe, il y a 12 000 ans, au pied des Alpes, dans une tribu de chasseurs, le clan de Fraou.

Deux jumeaux, Leah et Leoh viennent au monde, tandis que leur père est tué à la chasse par un ours. Leur mère, qui n'a pas supporté cette double naissance, décède également.

Quelque temps auparavant, est arrivé au camp un jeune garçon inconnu, aux cheveux rouges, que des chasseurs ont trouvé, gravement blessé. Grâce aux soins de la guérisseuse, Mâ, il survit et est recueilli dans le camp, malgré l'opposition de certains chasseurs.

Les deux nouveaux-nés vont être élevés par Mâ, qui va lier leur existence à la protection de la tribu par la lune, Eryniâ. Ils ne doivent jamais être séparés, au risque d'amener le malheur sur le clan.

Leurs premières années vont se passer au côté d'Alhan, le garçon aux cheveux rouges, mais les rivalités avec les chasseurs qui ne l'ont pas accepté vont le pousser à partir, pour retrouver les siens.

Plusieurs années après, Alhan qui n'a pu oublier Leah revient la chercher. Mais elle ne peut se résoudre à quitter son frère, ce qui laisserait le clan sans protection.

Les forces de la Nature en décideront autrement, contraignant Leah et Alhan à fuir et à assumer leur destin loin du clan de Fraou…

Ce livre est le premier roman de Mylène Mouton, professeur de lettres qui vit dans la région de Grenoble. Elle est passionnée d'archéologie, a participé à de nombreuses fouilles, en particulier sur le site du Fru et s'en est inspirée pour cette histoire.

Elle nous plonge il y a 12 000 ans, en compagnie de ces hommes préhistoriques, nous fait vivre leurs croyances et leurs rites, leurs peurs et leurs luttes. Elle invente un langage, il y a d'ailleurs un lexique à la fin du livre.

Si nous sommes bien loin des ces modes de vies et de ces croyances, du moins en Occident, la peur de l'étranger, les jalousies et les rivalités, en revanche, sont des sentiments que nous rencontrons encore tous les jours et qui nous sont familiers.


J'ai bien aimé ce livre, qui m'a rappelé la saga de Jean Auel, "les enfants de la terre", que j'ai lue il y a quelques années.

Une surprise à la lecture, c'est le papier couleur saumon sur lequel il est imprimé : En allant sur le site des éditions Gaïa, j'ai retrouvé la même couleur. Ils éditent leur collection principale sur papier sanguine, et c'est finalement très agréable à lire.

Cette visite m'a permis de découvrir cette maison d'édition, qui propose beaucoup d'œuvres d'écrivains nordiques. J'y reviendrai…

mercredi 10 octobre 2007

L'amour dans un climat froid

L'amour dans un climat froid, de Nancy Mitford, aux éditions 10/18.
Traduit de l'anglais par François Villié.
Préface de Marcel Schneider.

Ce roman fait suite, en quelque sorte, à La poursuite de l'amour, évoqué ici, dans la mesure où nous retrouvons Fanny, qui en était la narratrice, et brièvement la famille Radlett, dont nous aurons des nouvelles à plusieurs reprises dans le récit.

Cette fois, Fanny s'attarde sur la famille des Hampton, Lord et Lady Montdore et leur fille Polly.

Lady Montdore, bien qu'issue d'une bonne famille anglaise, est crainte et même haïe, en raison de sa vulgarité et de sa méchanceté. Mais son influence dans la vie sociale fait que son toit et sa table sont, malgré tout, très recherchés.

Sa fille Polly fait une tout autre impression : elle est très belle et cette beauté suffit à disposer favorablement à son encontre tous les gens qui la côtoient. Elle fait le désespoir de sa mère, car elle ne s'intéresse à aucun des jeunes gens qu'elle rencontre. En fait, elle voue une adoration à son oncle par alliance, Boy Dougdale, le mari de sa tante, que les enfants Radlett surnomment le "Satyre", en raison de son comportement équivoque avec les petites filles.

Au cours des nombreuses soirées où les deux jeunes filles sont invitées, Fanny va rencontrer Alfred, son futur époux, tandis que Polly continue à traîner son ennui et son indifférence.

Un retournement subit de la situation va finalement permettre à Polly de concrétiser ses rêves, contre l'avis de ses parents, qui vont la déshériter au profit d'un neveu, Cédric Hampton,qui entre alors en scène et va devenir un des personnages principaux de l'histoire.

Contre toute attente, ce dandy esthète va jouer un rôle prépondérant auprès de Lady Montdore et la transformer de manière inattendue.

Comme dans La poursuite de l'amour, la fin du roman est très abrupte, un peu bâclée. Néanmoins, j'ai préféré L'amour dans un climat froid, car la narratrice s'implique d'avantage dans l'histoire, et nous fait davantage partager ses impressions. Toujours la même ironie dans la description des comportements des différents personnages, et finalement un brin d'espoir qui transparaît au travers de l'évolution de Lady Montdore. Rien n'est perdu !

La préface très intéressante de Marcel Schneider fournit quelques clés sur les différents personnages, où se retrouvent les proches de l'auteur, Nancy Mitford, qui a mis beaucoup de sa vie personnelle dans ses romans.

Beaucoup d'autres commentaires sur ce livre et le précédent chez Insatiable Lectrice, ainsi qu'une biographie des soeurs Mitford (elles étaient six !) chez In Cold Blog.

dimanche 7 octobre 2007

Flagrant délit !

Pour la deuxième fois en cette année 2007, je suis prise en flagrant délit de pessimisme et manque de confiance !
Cette fois-ci, c'est la victoire de l'équipe de France de Rugby face aux All Blacks qui remet en question mon humeur du moment et me pousse à m'extraire de ce climat de morosité où je m'enlise. J'ai regardé comme de doux rêveurs certains de mes collègues qui croyaient à cette victoire, et finalement, je m'aperçois qu'ils avaient raison, qu'ils ont passé ces derniers jours dans l'espoir et l'enthousiasme, alors que je voyais déjà tout en noir (au sens propre comme au figuré, pour l'occasion !).

L'autre flagrant délit date de début juillet, lorsque mon fils a été reçu au baccalauréat, du premier coup, alors que j'étais persuadée qu'il échouerait. Il faut dire que ses résultats de l'année avaient justifié ce pronostic, mais j'aurais dû me fier à sa capacité de dépassement et surtout à l'efficacité du programme de révisions que lui avait concocté son père, qui, lui, ne baisse jamais les bras !

Deux bonnes leçons à méditer et surtout de bonnes raisons pour agir !

vendredi 5 octobre 2007

Tours et détours de la vilaine fille

Roman de Mario Vargas LLosa, paru en 2006 aux éditions Gallimard.
Traduit de l 'espagnol par Albert Bensoussan.

Le mot de l'éditeur :

Que de tours et de malices chez cette " vilaine fille ", toujours et tant aimée par son ami Ricardo, le " bon garçon ". Ils se rencontrent pour la première fois au début des années cinquante, en pleine adolescence, dans l'un des quartiers les plus huppés de Lima, Miraflores. Joyeux, inconscients, ils font partie d'une jeunesse dorée qui se passionne pour les rythmes du mambo et ne connaît d'autre souci que les chagrins d'amour. Rien ne laissait alors deviner que celle qu'on appelait à Miraflores " la petite Chilienne " allait devenir, quelques années plus tard, une farouche guérillera dans la Cuba de Castro, puis l'épouse d'un diplomate dans le Paris des existentialistes, ou encore une richissime aristocrate dans le swinging London. D'une époque, d'un pays à l'autre, Ricardo la suit et la poursuit, comme le plus obscur objet de son désir. Et chaque fois, il ne la retrouve que pour la perdre. Et, bien entendu, ne la perd que pour mieux la rechercher. Il n'est jamais facile d'écrire l'histoire d'une obsession. Mais la difficulté est encore plus grande quand il s'agit d'une obsession amoureuse et quand l'histoire que l'on raconte est celle d'une passion. Mario Vargas Llosa avait déjà affronté ce défi par le passé dans La tante Julia et le scribouillard (1980), l'un de ses romans les plus populaires. Et voici qu'il le relève encore vingt-cinq ans plus tard et nous offre ce cadeau inattendu : une superbe tragi-comédie où éros et thanatos finissent par dessiner une autre Carte de Tendre entre Lima, Paris, Londres et Madrid. Car Tours et détours de la vilaine fille est bien cela : la géographie moderne d'un amour fou. Mario Vargas Llosa (Arequipa, 1936) est l'auteur de Conversation à " La Cathédrale " (1973), La fête au Bouc (2002) et Le Paradis- un peu plus loin (2003), parmi la vingtaine d oeuvres qui ont fait sa réputation internationale. Il est aussi l'essayiste lucide et polémique de L'utopie archaïque (1999) et du Langage de la passion (2005).



Un roman magnifique sur la passion : celle qu'éprouve Ricardo pour "la vilaine fille" et qui le conduira à tout accepter d'elle. Combien de fois ai-je eu envie de le secouer et de lui dire : "Ne te laisse pas avoir, elle va encore te rouler dans la farine !". Un autre aspect que j'ai beaucoup aimé dans ce livre : l'amour de Ricardo pour son pays, qu'il a quitté mais dont il nous parle de façon émouvante et personnelle. Et c'est tout une part de l'histoire du Pérou qui transparaît au cours du roman, apportant un point de vue bien différent de ce qu'on a pu percevoir à travers l'actualité au fil du temps.

C'est le premier roman de Mario Vargas LLosa que je lis, ce fut donc une découverte de cet auteur, dont je lirai certainement d'autres ouvrages.



jeudi 4 octobre 2007

Free Burma

Journée de solidarité avec le peuple de Birmanie dans son action non violente contre la dictature.

Pour plus d'information, rendez-vous ici.



Si vous souhaitez soutenir cette action, signez la pétition ci-dessous.



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mardi 2 octobre 2007

La vie aux aguets

Roman de William Boyd, publié aux éditions du Seuil.
Traduit de l'anglais par Christiane Besse

Ruth Gilmartin, une jeune mère anglaise termine sa thèse à Oxford, tout en élevant seule son fils et en donnant des cours d'anglais à des étudiants étrangers. Un jour, sa mère Sally Gilmartin lui confie un gros dossier et lui demande de le lire. Il s'agit de l'histoire d'Eva Delectorskaya. Quand Ruth demande à Sally qui est cette femme, sa mère lui répond : "C'est moi !". Ruth commence donc à lire le dossier et découvre comment sa mère, exilée russe à Paris, a été recrutée par les services secrets britanniques, l'entraînement qu'elle a suivi, les missions qu'elle a effectuées dans différents pays, puis comment elle a réussi à faire disparaître sa trace et s'est glissée dans la "peau" de Sally, lorsqu'une mission a mal tourné et qu'elle s'est sentie menacée. Au fur et à mesure de sa lecture, la perception qu'a Ruth de son quotidien évolue et elle commence à se laisser influencer par les craintes de sa mère : Hamid, l'étudiant iranien qui est amoureaux de Ruth n'est-il pas également un agent de la Savac ? Ilse, la jeune allemande qu'elle héberge temporairement contre son gré ne fait-elle pas partie de la bande à Bader ? La lecture de la vie d'Eva va permettre à Ruth de comprendre le comportement de sa mère, et surtout de lui venir en aide, lorsque ce sera nécessaire, pour mettre définitivement un terme à "l'existence" d'Eva Delectorskaya.

J'ai beaucoup aimé ce livre, en raison de sa construction, d'une part et l'histoire captivante, d'autre part. L'alternance des chapitres, consacrés tour à tour à la vie quotidienne de Ruth puis à la vie d'Eva, assure le suspense et j'avais hâte d'en savoir plus... L'accélération des évènements, qui conduit Eva à réaliser que le danger s'approche et les brutales décisions qu'elle doit prendre, tout cela contribue à nous faire partager l'angoisse et la peur qu'elle ressent.

J'ai déjà lu plusieurs livres de William Boyd et jusqu'à présent je n'ai pas été déçue.

Le premier paragraphe :
Quand, petite, je me montrais grincheuse, contrariante et dans l'ensemble insupportable, ma mère me réprimandait avec des : "Un beau jour, quelqu'un viendra me tuer et tu le regretteras", ou bien : "Ils arriveront de nulle part et ils m'emporteront - et alors tu diras quoi ? " ou encore : "Un beau matin, tu te réveilleras et je ne serai plus là. Disparue. Attends un peu de voir."

mercredi 19 septembre 2007

Nanny : journal d'une baby-sitter


Le mot de l'éditeur (Albin Michel) :

« J'adore les enfants ! J'adore leurs petites mains et leurs petits souliers, les sandwiches au beurre de cacahuètes et avoir du beurre de cacahuètes dans mes cheveux [...], avoir du sable dans mon sac, les comptines niaises [...], le lait de soja, les doudous et le barrage de questions auxquelles nul ne saurait répondre - c'est vrai, au fait, pourquoi le ciel est bleu ? » Étudiante à New York, Nanny est engagée chez les X pour s'occuper de leur fils Grayer. Mais elle n'imagine pas ce qui l'attend ! Mme X est une bourgeoise radine, suractive et névrosée - option maniaco-dépressive - et Mr X préfère passer son temps au travail ou avec sa maîtresse : un beau couple de tortionnaires modernes... Au beau milieu de cette guerre psychologique, décrite avec humour et réalisme, Nanny atteindra-t-elle les objectifs qu'elle s'est fixés : donner à Grayer les rudiments d'amour que ses parents ont été incapables de lui prodiguer... et, surtout, survivre ! ?

Les auteurs :
Avant de devenir romancières Emma McLaughlin et Nicola Kraus ont été baby-sitters pendant plusieurs années, notamment dans des familles hupées de Manhattan.

C'est un livre très plaisant, frais et distrayant. La pauvre Nanny est très rapidement submergée par les exigences de Mme X, elle-même excessivement stressée. Malgré les conseils de sa famille, elle n'abandonne pas ce job car elle est très attachée à l'enfant, qui le lui rend bien d'ailleurs.
Ce livre m'a rappelé quelquefois "Le diable s'habille en Prada" et les relations difficiles entre Andrea et Miranda Priestly.
En conclusion, une bon moment de lecture.

mardi 18 septembre 2007

La poursuite de l'amour

Chronique brillante, spirituelle et gaie - émouvante aussi - de l'aristocratie anglaise de l'immédiat avant-guerre, La poursuite de l'amour forme avec L'amour dans un climat froid un diptyque qui valut à Nancy Mitford, non seulement la faveur d'un large public, mais aussi l'admiration profonde d'un Evelyn Waugh comme d'un Henry Green. Assi bien, retrouve-t-on dans cette inoubliable saga des Hampton et des Montdore portée au petit écran avec une grande réussite, ses excentriques, ses belles, ses châteaux et ses campagnes, bref, tout ce qui fait le charme, pas toujours discret mais éternel de la verte Albion (4ème de couverture).


Fanny, la narratrice, passe régulièrement ses vacances à Alconleigh, dans les Costwolds, chez sa tante Sadie et son oncle Matthew Radlett, où elle retrouve avec plaisir sa cousine Linda et les nombreux frères et soeurs de celle-ci.
Fanny a été "abandonnée" par ses parents et confiée à sa tante Emily. Sa mère, beaucoup trop jeune, a quitté son époux et sa fille quand celle-ci avait un mois, et a ensuite trotté d'homme en homme, ce qui lui a valu son surnom de "trotteuse".
Au cours de ce roman, nous assistons donc à la narration de ces moments de fin d'enfance dans la campagne anglaise, pleins de chaleur et de fantaisie, en particulier à la fameuse "chasse aux enfants" organisée par l'oncle Matthew.
Ensuite, arrive, comme pour toutes les jeunes anglaises de la bonne société de l'entre-deux guerres, la recherche du mari idéal.
De la vie de Fanny, apparemment très conventionnelle, nous saurons très peu de choses. Le récit se concentre sur la vie mouvementée de Linda, qui après un mariage décevant, suivra un militant communiste, jusque dans le sud de la France, pour venir en aide aux exilés espagnols, puis trouvera l'amour de sa vie à Paris, avant une fin tragique.

Au début de ce livre, je m'attendais à un roman à l'eau de rose, mais très vite, le ton de la narratrice et les évènements qu'elle relate de façon très réaliste m'ont prouvé mon erreur d'appréciation.

Aucune mièvrerie dans ce récit, qui se termine en pleine seconde guerre mondiale, dans la campagne anglaise, où s'est de nouveau réfugiée Fanny pour fuir les bombardements de Londres.

Je prévois de lire la "suite", "l'Amour dans un climat froid", dont j'avais lu le commentaire sur un blog, que je n'ai malheureusement pas noté.

Un autre commentaire sur ce livre chez Insatiable-lectrice et chez Papillon.

lundi 17 septembre 2007

Un air de famille


Film de Cédric Klapish, sorti en 1996, avec, entre autres, Jean-Pierre Bacri, Agnès Jaoui, Catherine Frot, Jean-Pierre Darroussin, Wladimir Yordanoff et Claire Maurier.

Synopsis :
Toutes les semaines dans la famille Menard, on se réunit au café dont Henri est le patron et on va manger tous ensemble Aux ducs de Bretagne. Ce soir, qui est pourtant un jour de fête, car c'est l'anniversaire de Yolande la belle-fille, un incident va venir troubler les habitudes. Arlette, la femme d'Henri, est partie une semaine pour réfléchir, ce qui va destabiliser les autres membres de la famille.

J'ai revu avec plaisir dimanche soir sur France2 ce film qui décrit si bien les rapports familiaux avec les rancoeurs et les jalousies face aux préférences maternelles. Il n'est pas facile de sortir du rôle que la famille vous impose et de s'affirmer, de changer ses habitudes et de devenir soi.

Bien sûr, on a retenu de ce film la fameuse scène du "collier de chien" : Yolande, qui s'est vu offrir un chien et une laisse pour ce chien, pense tout naturellement que le collier que lui offre son mari est également destiné à l'animal !
Moi, je préfére mettre en avant la scène où Denis, le barman, après avoir enfin réussi à réparer le juke-box, va entrainer Yolande dans un rock endiablé et la faire sortir pour quelques minutes de son rôle de femme soumise et aliénée. C'est un furtif bol d'air qui entre soudain dans ce café triste et vieillot.
Une très bonne soirée devant la télé !

dimanche 16 septembre 2007

Japanese Story


Employée dans une société de recherche minière, Sandy Edwards se passionne pour son travail. C'est de mauvaise grâce qu'elle accepte de gérer le séjour d'Hiromitsu, un futur client japonais. Un individu qu'elle juge sinistre, sexiste et froid autant que ce dernier la considère comme grossière, sans charme et arrogante. Pourtant, dans la région la plus reculée d'Australie, entre Sandy et Hiromitsu, que séparent d'abord une montagne de préjugés, quelque chose se passe. Avant que l'imprévisible ne s'abatte sur eux... (Verso de la jaquette).


Ce film de Sue Brooks nous fait parcourir l'ouest de l'Australie, ses paysages magnifiques et hostiles. A l'issue de ces quelques jours, Sandy ne vivra plus de la même façon et aura appris à dépasser les préjugés et les apparences.
Deux acteurs magnifiques, Tony Collette et Gotaro Tsunashima confrontés à une nature omniprésente.

A voir également sur ce DVD, dans les bonus, des images du tournage qui montrent qu'il n'a pas été facile.


mercredi 12 septembre 2007

Bon début

Résultat du Quizz que j'ai trouvé chez Chaperlipopette :

What color is your soul painted?

Blue

Your soul is painted the color blue, which embodies the characteristics of peace, patience, understanding, health, tranquility, protection, spiritual awareness, unity, harmony, calmness, coolness, confidence, dependability, loyalty, idealism, tackiness, and wisdom. Blue is the color of the element Water, and is symbolic of the ocean, sleep, twilight, and the sky.

Personality Test Results

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Hé oui ! C'est bien ma couleur préférée !